Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for janvier 2009

Soitu.es

Depuis son lancement, je lis avec une certaine assiduité Soitu.es, un média espagnol en ligne créé il y a un peu plus d’une année et dirigé par Gumersindo Lafuente, ancien directeur de Elmundo.es . Le site Internet et la manière de traiter l’information m’ont rapidement convaincue. L’objectif est de « conjuguer la rigueur du journalisme traditionnel avec la philosophie d’Internet ». Pari réussi, les informations sont intéressantes, décalées, traitées selon des points de vue parfois inhabituels, et c’est agréable. Ancré dans le web 2.0, le site mise sur le côté participatif. Le design est jeune, coloré, nettement plus attrayant que celui de la majorité des médias en ligne .

La semaine dernière, le site s’est doté d’une nouvelle rubrique: El Selector de noticias, dans laquelle les collaborateurs de Soitu.es postent des liens vers des articles d’autres médias et sites Internet, en espagnol pour la plupart, mais pas exclusivement. Le principe est intéressant, bien que l’abondance de liens est presque affolante et frustrante car il faudrait énormément de temps pour aller jeter un œil à autant d’articles. Toutefois, leur grave erreur, à mes yeux, est  d’avoir mis un lien en bas des articles qui ne sont pas rédigés en espagnol, pour en lire la traduction made in Google Translate! Je ne crache pas totalement sur les traducteurs automatiques qui peuvent permettre de comprendre plus ou moins de quoi parle un texte, un e-mail reçu ou autre dans une langue que l’on ne maîtrise pas, mais que cet outil soit utilisé et promu par un média qui se veut de qualité, dépasse mon entendement. Comment peut-on prétendre valoriser la rigueur du journalisme et donner des articles en pâture à de tels programmes?

Read Full Post »

S’il y a une caractéristique de la langue anglaise que j’affectionne particulièrement, c’est sa rapidité à se renouveller, à accepter de nouveaux mots et de nouvelles expressions. Il me semble que les anglophones la réinventent chaque jour en fonction de l’actualité. L’expression Land it in the Hudson découverte il y a quelques jours dans le Urban Dictionary, est un parfait exemple de ce phénomène.

Ensuite, il est intéressant de voir si ces mots nouveaux et ces expressions à la mode arrivent à se faire une place pour entrer définitivement dans la langue. Quand on parle d’entrer définitivement dans la langue, la condition principale est évidemment d’être accepté dans un dictionnaire. Ce qui, soit dit en passant, n’a rien de définitif puisque des mots sont supprimés de ces ouvrages de référence chaque année…

Dans le cas du Oxford English Dictionary, c’est la règle des 5 qui prévaut. Le mot doit apparaître 5 fois, dans 5 sources différentes, sur une période de 5 ans pour espérer faire l’objet d’une entrée. Plus d’informations à ce sujet ici.

Read Full Post »

Aéroport de Barajas

Aéroport de Barajas

Des faux-amis, il y en a beaucoup, mais ayant souvent des significations qui diffèrent passablement dans les deux langues, ils sont en général faciles à débusquer. Les faux-amis partiels, eux, peuvent donner un peu plus de fil à retordre, puisque certaines acceptions existent dans les deux langues, alors que d’autres n’existent que dans une.

C’est le cas de l’adjectif espagnol mortal. Je me souviens l’avoir remarqué m’informant dans El País sur la catastrophe survenue à l’aéroport de Barajas. L’article faisait état de víctimas mortales. Pensant jusque là que cet adjectif correspondait au mortel français, je me suis empressée d’aller regarder les définitions de la Real Academia. Outre les acceptions partagées avec le français, mortal signifie :

Que tiene o está con señas o apariencias de muerto. Quedarse mortal del susto.

Decisivo, concluyente. Las señas son mortales.

– p. us. Muy cercano a morir o que parece estarlo. Enrique está mortal.

Vous pouvez retrouver víctimas mortales dans un article d’aujourd’hui sur les dégâts causés par la tempête en France.

Cet épisode m’a marqué et pas uniquement pour cette découverte linguistique. En effet, au moment où je me suis arrêtée sur ce mot pour en relever l’utilisation, je me suis rendu compte de l’œil avec lequel je lisais la presse. En effet, je me suis suprise à me réjouir d’être chez moi pour ouvrir un dictionnaire, alors que j’aurais dû être touchée par l’accident dont traitait l’article. Ce doit être ce qu’on appelle une déformation professionnelle. C’est grave, docteur?



Read Full Post »

Le dimanche, laissons les langues, les dictionnaires et leurs définitions de côté. Je vous propose quelques liens vers des articles, des vidéos, des galeries de photos qui ont retenu mon intérêt au cours de la semaine.

  • Une vidéo qui montre à quoi ressemble l’intérieur d’une fourmillière, trouvée sur Neomansland.Elle est extraite du documentaire Ant’s – Nature’s Secret Power qui est disponible sur Documentary-log.com
  • L’investiture du 44ème président des États-Unis étant l’événement de la semaine, je ne peux passer à côté. J’ai aimé l’article de Read Write Web qui compare les mots utilisés dans le discours d’Obama à ceux de ces prédécesseurs . Le site de Pete Souza, photographe officiel de la Maison-Blanche propose de très beaux clichés de la journée d’investiture, une petite sélection de ceux-ci sont repris par le Guardian qui les commente.
  • Dans une FAQ posées à Tim Berners-Lee, père des adresses web, du protocole HTTP et du langage HTML, sans lesquels Internet ne serait pas ce qu’il est aujourd’ui, j’ai trouvé le lien d’un des tout premiers sites web.

Read Full Post »

Chercher la définition de traducteur dans un dictionnaire ne m’était pas venu à l’esprit. C’est en prenant la photo utilisée comme bannière sur cette page que j’ai remarqué celle donnée par le Collins Cobuild for Advanced Learners : « a person whose job is translating writing or speech from one language to another ». Speech ? Tiens, tiens, regardons ce qu’en dit la Real Academia : « que traduce una obra o escrito » et mentionne que le mot peut être utilisé comme substantif, mais également comme adjectif. J’avoue ne pas imaginer de contexte dans lequel il peut être utilisé de cette manière, si un hispanophone peut m’éclairer, j’en serais ravie. Le Robert quant à lui parle d’ « auteur d’une traduction », définissant la traduction comme « action ou manière de traduire » pour ce qui est du processus et « texte ou ouvrage donnant dans une autre langue l’équivalent du texte original qu’on a traduit » pour ce qui est du produit. Il semble donc que seul mon dictionnaire anglais considère les interprètes comme des traducteurs.

Effectivement, les interprètes traduisent, mais par oral, alors que les traducteurs se chargent de l’écrit. C’est déjà assez peu clair pour Monsieur et Madame Tout-le-Monde, alors pourquoi faut-il que certains dictionnaires en rajoutent à la confusion ? D’ailleurs, il est intéressant de voir la différence de statut de ces deux professions. Lorsque je dis ce que je fais dans la vie, les gens commencent par être très impressionnés, ils m’imaginent polyglotte, travaillant en cabine ou alors traduisant des discours sur la scène internationale. Au moment où je leur explique qu’en fait la matière avec laquelle je travaille ce sont des textes, je les vois tout de suite nettement moins fascinés, je deviens une simple secrétaire maîtrisant un tant soit peu les langues qui travaille au fond d’un bureau. Ils se disent rarement que sans traducteurs ils n’auraient pas accès à la littérature étrangère, qu’ils ne comprendraient pas les modes d’emploi accompagnant leurs nouvelles acquisitions et qu’ils n’auraient pas la possibilité d’installer sur leur ordinateur des programmes dans leur langue.

A ce propos, voici une situation où j’ai beaucoup ri. C’était il y a deux ans, lors d’une conférence d’une semaine qui regroupait des étudiants du monde entier pour une simulation des Nations Unies. La conférence était bilingue et je faisais partie d’un groupe chargé de traduire en français et en anglais les résolutions adoptées par ces étudiants. Une jeune fille est venue expressément nous voir dans notre bureau pour nous annoncer qu’au cas où nous n’étions pas au courant, il existait des programmes qui pouvaient très bien se charger de faire notre travail. Je doute pourtant que les délégués de son comité auraient adopté la traduction de sa résolution si nous avions laissé un programme s’en charger… mais allez lui faire comprendre. Traductrice, un métier méconnu ?

Read Full Post »

Hello world!

Un premier message pour souhaiter la bienvenue aux lectrices et aux lecteurs qui s’aventurent ici. Au moment de me lancer à l’eau, je ne peux rien promettre si ce n’est de faire de mon mieux pour vous intéresser. En contrepartie, je me permets d’espérer que vous n’hésiterez pas à donner votre avis, à réagir ou à me corriger si je dis des inepties.

Je tiens à préciser que le titre de ce billet ne signifie nullement que j’envisage d’être lue par le monde entier, loin de moi cette prétention. C’est un titre généré automatiquement pour le premier article et j’ai voulu le laisser tel quel car il m’a rappelé une chanson que j’ai souvent écoutée pour me donner la pêche.

Un merci à Marie et à Jo pour leur contribution!

Read Full Post »