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Archive for mars 2009

J’ai laissé le temps filer, c’est donc avec un peu de retard que je souhaite revenir sur le billet que j’ai traduit pour le blog de Naked Translation dans lequel Jill Sommer, traductrice de l’allemand à l’anglais, donne quelques conseils très intéressants au sujet du marketing par e-mail.  Elle explique en détail comment elle s’y est prise pour démarcher agences de traduction et clients.

Elle dit notamment qu’envoyer un e-mail contenant ses motivations accompagné de son CV n’est pas suffisant, qu’il est important de faire un suivi de sa demande et recommande à ce sujet la méthode 1/3/10/30/90 de John P. Shaklee. Je dois avouer être restée quelque peu sceptique. Je convient qu’il est nécessaire de recontacter un client potentiel ou une agence si l’on n’a pas reçu de réponse ou qu’il est judicieux de leur rappeler son existence après quelques temps. Toutefois, je n’oserais les recontacter 4 ou 5 fois, de peur qu’ils se sentent presque agressés et qu’ils gardent une mauvaise image de moi. J’imagine déjà les discussions entre les secrétaires: – Tu sais pas quoi? J’ai encore reçu un message de X.  – X? – Mais oui, tu sais, la traductrice qui a décidé de ne pas nous lâcher. J’veux dire c’est bon, on a son CV et son numéro, on a compris qu’elle existe!

Je me demande si c’est mon jeune âge, mon manque d’expérience de la dureté du monde du travail et ma naïveté qui expliquent ma réaction ou si c’est une différence culturelle, si aux États-Unis il est habituel, donc pas mal vu, de se vendre de cette manière et que la situation est différente en Europe. Je serais contente d’avoir votre avis à ce sujet.

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Deux semaines de pause pour cause d’agenda beaucoup plus chargé que d’ordinaire, mais me revoilà pour le rendez-vous extralinguistique du week-end avec l’intention de recommencer à poster. Ce soir, au menu:

  • une sélection de 10 « time-lapse videos », soit des vidéos en accéléré, de Wired Science
  • un site qui répertorie des photos célèbres, souvent dures (en cliquant sur une photo on accède à quelques informations sur le cliché)

C’est tout pour aujourd’hui. Bonne nouvelle semaine à tous!

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Un rapide billet pour partager avec vous deux dictionnaires découverts il y a peu:

  • The Devil’s Dictionary: les définitions du dictionnaire d’Ambroise Bierce, publié pour la première fois en 1906 sous le titre The Cynic’s Word Book. Le premier titre de l’ouvrage parle de lui-même. Quelques exemples?

Frienship: a ship big enough to carry two in fair weather, but only one in fool.

Man: an animal so lost in rapturous contemplation of what he thinks he is as to overlook what he indubitably ought to be. His chief occupation is extermination of other animals and his own species, which, however, multiplies with such insistent rapidity as to infest the whole habitable earth and Canada.

Vous voyez le style. La traduction française d’une partie des définitions est disponible ici.

  • Le dictionnaire du futur: version en ligne du Dictionnaire impertinent du futur d’Anne-Caroline Paucot. Un ouvrage qui par la création de nouveaux mots portent un regard drôle et critique sur notre société de consommation, d’information et de nouvelles technologies.  De délicieuses inventions pas si loin de la réalité, à consommer sans modération.

Merci à Émilie et Grégoire pour me les avoir signalés.

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Tout d’abord se pose la question de la francisation. Pour certains pays ou villes, aucune hésitation. En effet, London, Lisboa, Italia et España seront toujours en français dans le texte. La question qui se pose naturellement est donc: pourquoi certains se traduisent et d’autre pas. Si San Sebastián en Espagne devient Saint-Sébastien, San Salvador reste tel quel. La norme est donc floue, certains toponymes sont francisés, d’autres pas.

Le problème survient quand il existe plusieurs allonymes pour un toponyme et qu’il faut arrêter son choix sur l’un. Un cas connu est celui de la capitale chinoise. Doit-on l’appeler Pékin ou Beijing? Pékin a été la première appellation française de la ville, elle découle d’un ancien système de romanisation du chinois créé par Nicolas Trigault au XVIIème siècle. Depuis, un nouveau système de transcription du chinois a été inventé: le pinyin. Beijing est donc la transcription qui correspond à ce second système. Les anglophones ont changé Peking pour  Beijing,  l’ONU recommande en français l’utilisation de Beijing, alors qu’en France la Commission nationale de toponymie recommande toujours Pékin (enfin, le document que j’ai lu date de 1996, depuis ils ont peut être changé d’avis). Cependant Le Robert des noms propres  de 2007 indique Pékin (Beijing). Quoi qu’il en soit, s’il on se fie à l’usage, les Jeux olympiques de l’été dernier se sont déroulés plus à Pékin qu’à Beijing pour le monde francophone.

Évidemment, si l’on travaille pour un organisme particulier ou une institution, en général les directives sont là pour guider notre choix. Mais si ce n’est pas le cas, selon quels critères choisir l’un plutôt que l’autre ?

Outils de référence:

la liste des noms des pays établie par la Délégation générale à la langue française selon les recommandations du Groupe d’experts des Nations Unies pour la normalisation des noms géographiques

pays et capitales du monde et glossaire de la terminologie toponymique, établis par la Commission de toponymie de l’Institut géographique national français

Et je termine en vous conseillant de lire la très bonne explication de BlogLingua sur la récente erreur de traduction qui aurait pu nuire aux relations russo-étasunnienes.

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Nouveaux blogs

Un petit billet rapide pour signaler les derniers blogs ajoutés à ma liste:

Translation into French de l’agence e2f translations (une foule d’exemples pratiques, de conseils de traductions, de précisions terminologiques, etc.)

Not Just Another Translation Blog et Transtextuel (deux très bons blogs sur le secteur de la traduction et le métier de traducteur)

Les amoureux du français (le blog de Paul Roux, conseiller linguistique du journal québécois La Presse, nombreuses réflexions sur les anglicismes forcément et possibilité de lui envoyer des questions de français)

Lingformant (compilation d’articles sur la linguistiques et le langage)

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Trouvaille intéressante sur l’excellent Presse-Citron, à ma connaissance le meilleur blog francophone concernant Internet et les nouvelles technologies et je dis pas seulement ça à cause du nom et de mon amour pour les agrumes, le contenu est vraiment tip top.

J’y ai donc découvert aujourd’hui Polyglot 3000, un programme qui permet de reconnaître la langue dans laquelle est rédigé un texte. Il fonctionne pour 474 langues. Il suffit de coller un texte dans la fenêtre du logiciel et il reconnaît la langue, donne un pourcentage de fiabilité de la reconnaissance, le temps de la recherche et les langues similaires. J’ai donc fait quelques essais par curiosité.

Premier essai, choisissons une langue qui ne soit pas des plus courantes:

  • ¿Khithitsa nayaxa?¿Jilxä ukjaxa kuna kankansa muniristhxa?¿Jilxä ukjaxa kunjamasa ka uraqi askiptayañapa muniristhxa?¿Aka uraqi sumañapatakixa kunsa lurañajaxa?¡Kunjamsa yaqha yatiqirinakaxa aka jach’a yatiqawina yatiqasipxki uñjapxañani! (Source: http://www.kidlink.org/kie/nls/aymara/response/lessons.html)
  • Langue reconnue: Aymara – Fiabilité: 67% – Langues similaires: Chichewa, Shuar, Indonesian.

Deuxième essai:

  • El president del PNB, Iñigo Urkullu, ha reiterat la voluntat del PNB d’encapçalar la formació del proper govern basc partint de la premissa que el partit nacionalista ha estat l’opció més votada, « amb 80.000 vots més que la segona força i amb sis escons més ». En aquest sentit, els nacionalistes iniciaran aquest dijous una ronda de converses amb la resta de forces que han obtingut representació al Parlament amb la intenció de gestionar la formació d’un govern de consens ampli que superi la política de blocs i garanteixi l’estabilitat del país, « en un moment delicat per la crisi », ha afegit. (Source: http://www.avui.cat/article/mon_politica/55289/urkullu/acusa/pse/dintentar/cop/instituiconal/amb/suport/pp.html)
  • Langue reconnue: Catalan – Fiabilité: 27% – Langues similaires: Aragonese, Latin, Occitan (Languedocien)

Troisième essai:

  • The International Criminal Court has issued an arrest warrant for Sudan’s president on charges of war crimes and crimes against humanity in Darfur. However, the court stopped short of accusing Omar al-Bashir, who denies the charges, of committing genocide. Reports say Sudan’s capital, Khartoum, was tense as people awaited the decision, with fears of unrest.The UN estimates some 300,000 people have died and millions been displaced in six years of conflict in the region. (Source: http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/7923102.stm)
  • Langue reconnue: English – Fiabilité: 11% – Langues similaires: Interlingue, French, Catalan

Quatrième essai:

  • I selected these organizations from publications, or they were submitted by users of these pages. If your organizations has a vital interest in the coloring of materials, or if you have an event that could benefit color specialists, please add yourself to the list of organizations and annoucements. I may choose to post your organization here. (Source: http://www.colorpro.com/info/orgs/organs.htm)
  • Langue reconnue: English – Fiabilité: 71% – Langues similaires: Interlingue, Occitan (Languedocien), Cherokee. (J’ai choisi ce petit texte parce qu’il contenait color et organization pour voir si le logiciel le reconnaissaît l’ English American, vu qu’il figure sur la liste des langues reconnues. Ce n’est pas le cas, peut-être que ça fonctionne avec un texte plus long.)

Parmi les langues reconnues, il y a notamment 12 variantes de quechua, je me demande si le programme peut vraiment les différencier. Je ne suis pas assez connaisseuse pour me lancer dans une vérification, à l’occasion je pourrais essayer de trouver quelqu’un pour s’y atteler avec moi.

Ce petit programme m’a l’air tout à fait intéressant, même si je n’y vois pas une utilité particulière pour les traducteurs, si ce n’est de savoir à quelle langue appartiennent certains mots dans les textes dits sourciers qui parfois regorgent d’exotismes, mais généralement le contexte permet de le savoir et nul besoin de faire de telles recherches.

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Suite au billet d’hier à propos de quelques mots suisses, je me suis demandée si les traducteurs automatiques en avaient certains dans leur base de données. Voilà donc quelques essais de traductions:

J’ai bu un verre de fendant.

– Systran: I drank glass of splitting. (Je me demande pourquoi il oublie l’article).

– Reverso: I drank a glass of Swiss white wine. (Joli!)

– Google Translate: I drank a glass of Fendant.

J’ai utilisé la panosse pour nettoyer les catelles.

– Systran: I used the mop to clean the ceramic tiles.  (J’ai envie de dire: – Chapeau bas!)

– Reverso: I used the panosse to clean tiles.

– Google Translate: I used to clean panosse Catella (Je ne sais ni d’où viens ce changement d’ordre des éléments, ni pourquoi catelles se transforme en Catella lorsque Google pense avoir affaire à un nom propre).

Je ramasse des pives dans la forêt.

– Systran: I collect pine cones in the forest.

– Reverso: I collect pives in the forest.

– Google Translate: I pives collects in the forets. (Encore une inversion incompréhensible).

Mon grand-père a septante-trois ans.

– Systran: My grandfather has septante-trois years. (Mauvais, mauvais, il ne reconnaît même pas la formulation de l’âge…)

– Reverso: My grandfather has seventy three years old.

– Google Translate: My grandfather was seventy three years. (Mais où va-t-il chercher un imparfait?)

(Très fort l’utilisation du verbe avoir! C’est bizarre parce que si j’essaye de traduire « Mon frère a deux ans », aussi bien Systran que Reverso donnent bien  « My brother is two years old », Google Translate utilise bien un présent, mais fait l’impasse sur le « old » à la fin de la phrase…)

Il a retiré 200 francs au bancomat.

– Systran: It withdrew 200 francs with the bancomat.

– Reverso: He(It) removed 200 francs from the bancomat.

– Google Translate: He withdrew 200 francs in cash. (Là, j’en reste presque bouche-bée!)

RESULTATS: Avec aussi peu de phrases, impossible de faire des statistiques qui traduisent la réalité, chaque programme a reconnu 3 régionalismes sur 6, mais pas les mêmes. Rien de très nouveau, on voit bien que si parfois il y de quoi être agréablement surpris, ou décu en bien comme on dit Suisse, ces programmes ne sont pas près d’arriver à des résultats vraiment exploitables. Surtout que les phrases utilisées étaient grammaticalement très simples, puisque le test visait les régionalismes et pas les constructions syntaxiques. Je relève cependant les inversions bizarres qui semblent plutôt être le propre de Google Translate, quand on sait que c’est le programme le plus souvent utilisé pour traduire des sites Internet, il y a de quoi s’inquiéter.

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