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Archive for the ‘Divers’ Category

Trouvé un article dans Clicanoo, le journal de l’ïle de la Réunion, qui explique qu’une classe de collège s’attele à traduire Titeuf en créole.

Pour ceux qui n’ont pas dévoré les différents tomes, Titeuf, c’est le gamin né de la plume d’un bédéiste suisse, Philippe Chapuis, plus connu sous le nom de Zep. Un personnage attachant qui a un regard tordant de naïveté et de justesse sur la vie, les copains d’école, la famille et tout ce qui fait le quotidien d’un gosse moderne. Ses caractéristiques: sa mèche rebelle d’une longueur démesurée et son langage fait d’expressions nouvelles, inventées par l’auteur, mais qui collent au plus juste à ce qu’on peut entendre dans les cours de récré. Parmi ses phrases préférées, on trouve «c’est pô juste»,  «obsédé du zizi sexuel» et bien entendu «pov’ taré du slip».

photo de bgvjpe, Creative Commons de Flickr

photo de bgvjpe, Creative Commons de Flickr

Je salue donc cette initiative qui profite que ces jeunes maîtrisent le français tout comme le créole pour s’adonner à cet exercice de traduction. En effet, rien de mieux que de demander à des jeunes, enthousiasmés par un tel exercice, j’en suis sûre, d’inventer dans leur langue des expressions aussi drôles et proches de leur réalité. Une bonne manière de les faire réfléchir sur leur langue avec un langage qui leur est propre. Il est probable qu’ils proposeront des solutions beaucoup plus intéressantes et justes qu’un traducteur proche de la retraite et sans enfants.

Heureusement que je vois le bon côté des choses et que je trouve la démarche intéressante, sinon je déclarerais tout cela absolument scandaleux, que les éditions suivent le modèle de Facebook traduit par ses utilisateurs, qu’on exploite des pauvres jeunes qui ont rien demandé et qu’une fois de plus, on a trouvé une combine pour se passer des services d’un traducteur compétent. Mais pour cette fois, j’y vois que du bon, alors je me tais.

Si vous êtes traducteur indépendant, que vous avez un peu de temps à offrir, n’oubliez pas mon questionnaire.

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Vous êtes vous déjà demandé quelle était la plus grande bibliothèque du monde? Je viens de découvrir qu’il s’agit de la Bibliothèque du Congrès à Washington. Ni une, ni deux, j’ai voulu en savoir plus et j’en suis restée très impressionnée.

Photo d'Ivan Makarov, Creative Commons de Flickr

Photo d'Ivan Makarov, Creative Commons de Flickr

Elle a été fondée en 1800 par le président John Adams et se situe dans le Capitole. En 1814, les troupes britanniques brûlent le bâtiment, c’est ainsi que partent en fumée les 3000 ouvrages qui s’y trouvaient. Thomas Jefferson vend alors à la Bibliothèque sa collection personnelle composée de plus de 6000 ouvrages. Voilà comment est née cette institution. Pour plus d’informations sur l’histoire de la Bibliothèque du Congrès : Jefferson’s Legacy – A Brief History of the Library of Congress

Aujourd’hui, la Bibliothèque s’étend sur trois bâtiments et compte plus de 140 millions de documents (environ 32 millions de livres, 62 millions de manuscrits, 5 millions de cartes, 12 millions de photographies, 1 millions de films). Elle rassemble beaucoup d’ouvrages rares, notamment une Bible de Gutenberg et plus de 5000 incunables. Il est intéressant de noter que la moitié des ouvrages ne sont pas en anglais; la Bibliothèque compte des documents en plus de 470 langues. Elle occupe 350 000 m2 et 850 km de rayonnages, dans lesquelles s’affairent une équipe d’environ 3700 employés.

L’institution est dirigée par le Bibliothécaire du Congrès, nommé par le Président en personne. Elle est ouverte au public qui peut consulter une partie des ouvrages sur place, il suffit de s’enregistrer en présentant une pièce d’identité. Cependant, seuls les membres du Congrès, du gouvernement et de la Cour suprême et certaines personnes de leurs équipes peuvent emprunter les ouvrages de la Bibliothèque.

En collaboration avec l’UNESCO, la Bibliothèque du Congrès a lancé en 2007 le projet de bibliothèque numérique mondiale en vue de permettre un partage du patrimoine mondial à travers la numérisation d’ouvrages importants et leur accessibilité en ligne.

En effet, la Bibliothèque du Congrès est pionnière dans le domaine de la numérisation. Grâce à cette volonté, de nombreux documents sont disponibles sur Internet. Il est par exemple possible de consulter une partie des photographies et documents imprimés. Mais l’institution va encore plus loin, puisque elle a mis à disposition un certains nombre d’images pour lesquelles aucune restriction de copyright est connue dans une galerie Flickr. Cette initiative s’inscrit dans un projet plus large de partage de photos sur Flickr auquelle participent d’autres institutions. La Bibliothèque du Congrès possède aussi un compte YouTube sur lequel une centaine de vidéos sont accessibles.

Pour terminer, si vous le souhaitez et en avez les moyens, il est même possible de louer certaines salles pour organiser des réceptions. Il y en a pour toutes les bourses, 35 000$ pour le Grand Hall et 1500$ pour une salle à manger plus modeste, ces sommes n’incluant pas les frais annexes évidemment.

Voilà, maintenant comme une envie soudaine d’aller faire un petit tour par Washington !

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Après les versions sur CD-Rom, les éditions Le Robert proposent trois ouvrages consultables en ligne. L’accès est payant, sous forme d’abonnement:

– Le Nouveau Petit Robert de la langue française et Le Grand Robert & Collins: 3 mois pour 9€, 12 mois pour 24€ chacun;

– Le Grand Robert de la langue française: 12 mois pour 48€.

Si par le plus grand des hasards, vous souhaitez chercher dans Le Petit Robert un mot commençant par la lettre N, vous pourrez le trouver dans la version de démonstration.

Au passage, je signale aux intéressés qu’Alain Rey, rédacteur en chef des publications des éditions Le Robert, donnera une conférence intitulée « Le français, une langue à l’épreuve des siècles », mardi 21 avril, à 18h30 à Uni Dufour, dans le cadre des 450 ans de l’Université de Genève.

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Un rapide billet pour partager avec vous deux dictionnaires découverts il y a peu:

  • The Devil’s Dictionary: les définitions du dictionnaire d’Ambroise Bierce, publié pour la première fois en 1906 sous le titre The Cynic’s Word Book. Le premier titre de l’ouvrage parle de lui-même. Quelques exemples?

Frienship: a ship big enough to carry two in fair weather, but only one in fool.

Man: an animal so lost in rapturous contemplation of what he thinks he is as to overlook what he indubitably ought to be. His chief occupation is extermination of other animals and his own species, which, however, multiplies with such insistent rapidity as to infest the whole habitable earth and Canada.

Vous voyez le style. La traduction française d’une partie des définitions est disponible ici.

  • Le dictionnaire du futur: version en ligne du Dictionnaire impertinent du futur d’Anne-Caroline Paucot. Un ouvrage qui par la création de nouveaux mots portent un regard drôle et critique sur notre société de consommation, d’information et de nouvelles technologies.  De délicieuses inventions pas si loin de la réalité, à consommer sans modération.

Merci à Émilie et Grégoire pour me les avoir signalés.

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Liens

Vous pouvez trouver en dessus de la bannière, une nouvelle page contenant quelques liens vers des ressources linguistiques disponibles sur Internet. Ce n’est évidemment qu’un début, cette page sera alimentée petit à petit.

Les langues et les erreurs de traduction donnent souvent lieu à des situations plutôt coquasse. Il y a quelques mois, cette histoire de panneau de signalisation au Pays de Galles avait fait sourire beaucoup de monde. Aujourd’hui, ce billet de BlogLingua nous raconte les mésaventures de la police irlandaise au contact du polonais, à ne pas manquer!

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Lorsqu’on imagine le travail d’un interprète, la scène que l’on se représente se déroule le plus souvent dans une conférence internationale ou éventuellement en haut d’un gratte-ciel lors d’une rencontre entre deux importants acteurs économiques sur le point de signer un contrat portant sur une somme colossale. On pense rarement à une personne qui risque sa vie pour aider un des acteurs d’un conflit à communiquer avec d’autres.

Pourtant les armées ont toujours eu besoin d’interprètes et ces derniers sont nombreux à travailler dans les conflits internationaux. En Irak, l’armée américaine en emploie beaucoup, en majorité des locaux qui acceptent de s’engager pour des raisons financières. Par peur des représailles, ils ont pris l’habitude de travailler masqués. En effet, leurs compatriotes apprécient peu de les voir s’engager aux côtés des Américains et selon plusieurs médias, plus de 300 interprètes  auraient perdu la vie depuis le début de la guerre.

L’année dernière, l’armée américaine a toutefois interdit aux interprètes de porter un masque. Cette décision reflétait  apparement l’amélioration de la situation en Irak. Cependant, elle a ensuite fait machine arrière pour autoriser à nouveau le port du masque dans certaines circonstances.  Serait-ce un nouveau baromètre pour évaluer l’état de la situation là-bas?

Mis à part les dangers que courent ces interprètes dans le cadre de leur travail, reste la délicate question de savoir ce qui les attend une fois que l’armée pour laquelle ils ont travaillé quitte leur pays. En 2007 déjà, le Times parlait d’interprètes abandonnés à leur sort en Irak. Lors du retrait de son contingent, le Danemark a offert l’asile à ses interprètes, contrairement à la Grande-Bretagne. Mieux vaut travailler pour une organisation internationale que pour l’armée…

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Sur les conseils de l’Obervatoire de la traduction, j’ai lu les réflexions de Christine Kerdellant à propos du déjà célèbre I screwed up prononcé par Obama.

J’ai ensuite voulu voir ce qu’en avaient dit les anglophones. Parmi les articles que j’ai trouvés, je vous recommande ceux-ci:

I screwed up de Word for the Wise

The Art Of Language, Obama-style

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