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Archive for the ‘Mots et significations’ Category

Aujourd’hui, j’ai traduis quelques lignes à propos des «ethnic media». Aux États-Unis, l’association New America Media regroupe un grand nombre de ces ethnic media, des médias qui ont pour public-cible des personnes d’une même origine, notamment latino-américaine dans le cas de ce pays.

D’autres exemples ici et . Sur ce dernier site, j’aime particulièrement la phrase: «With over 10 % of the total population of Ireland now ethnic, your marketing plan is not complete without us». Toute la question se résume à définir qui est ethnique et qui ne l’est pas, quelle est la différence entre une personne d’une autre origine ethnique et un étranger !

En français, il apparaît qu’on parle de médias de la diversité. Voyez aussi ce qu’en dit Altermondes Pourtant, il me semble que ce concept de diversité est très politiquement correct, un moyen d’intégrer ces minorités, ces communautés qui dans une masse dont on souligne la diversité ont la même place que n’importe quelles autres. Malheureusement je n’ai pas trouvé d’autre appellation, si quelqu’un en connaît, je suis preneuse. On parle aussi de médias communautaires, mais cette appellation désigne habituellement des médias qui favorisent la participation de la communauté.

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Le terme natif s’emploie pour désigner une personne née dans un pays ou une région spécifique.

De manière générale, indigène et autochtone désignent les personnes originaires du lieu qu’elles habitent. Cependant, indigène, ayant souvent été utilisé par les colons pour désigner les habitants des lieux qu’ils considéraient comme inférieurs, s’est teinté avec le temps d’une connotation négative. C’est pourquoi autochtone lui est souvent préféré. Indigène s’oppose à allogène.

Les organisations internationales emploient d’ailleurs le terme autochtone lorsque l’anglais parle d’indigenous. En effet, la Declaration on the Rights of Indigenous Peoples a pour titre français la Déclaration des droits des peuples autochtones.

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Pour traduire energy-efficient, autrement que par économique, qui ne peut être utilisé dans tous les contextes, deux solutions: passer par une explicitation ou utiliser un néologisme.

Première solution:

à faible consommation

– à haut rendement energétique

– à haute efficacité energétique

– économe en énergie

Deuxième solution:

– éconergétique

– éconergique

Observation de Termium: Puisque l’adjectif le plus juste pour qualifier ce qui a trait à l’énergie est «énergétique», le néologisme «éconergétique» est plus approprié que le terme «éconergique» […]. Cependant il demeure également possible de récupérer l’adjectif «énergique» pour exprimer la
même notion, car étant déjà dans le domaine des emplois figurés en proposant «énergivore», il n’est pas exclu d’étendre de la même manière la notion d’«énergique».

Comme c’est souvent le cas, ces néologismes sont surtout employés au Canada et moins dans les pays francophones. Un petit tour sur le site d’Ikea par exemple, montre bien la différence, si on indique être au Canada, il nous propose une ampoule éconergétique alors qu’en France, en Belgique ou en Suisse, il nous propose une ampoule économie d’énergie. Tiens, j’aurais plutôt parlé d’ampoule économique.

(Les personnes ayant cliqué sur les liens auront peut-être remarqué que les ampoules paraissent identiques, pourtant l’une porte la mention E27 et l’autre la mention E26, en effet, la référence du culot change selon le voltage, qui est différent au Canada et en Europe).

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C’est en cherchant ce que désignait software packages que j’ai découvert le mot progiciel.

Le Grand Robert le définit comme un ensemble de programmes informatiques conçus pour un type d’utilisation (syn. programme-produit) qui serait né de la contraction des mots programme et logiciel.

Le Grand dictionnaire terminologique en donne les définitions suivantes :

– Ensemble complet et intégré de programmes ou modules, paramétrables, à usage professionnel, accompagné de services et de documentation, conçu pour plusieurs utilisateurs simultanés, en vue d’une application commune.

– Ensemble de programmes informatiques standard servant à traiter une catégorie particulière de données ou à résoudre certains problèmes.

Pour la première définition, les précisions contenues dans les notes indiquent la différence entre un progiciel qui est un seul logiciel offrant plusieurs programmes différents intégrés et une suite logicielle constituée de plusieurs logiciels différents reliés par un logiciel de gestion. Par contre, le mot est désigné comme un mot-valise formés des mots produit et logiciel.

Sur Internet, on peut aussi trouver la définition de Dico du web: logiciel conçu pour un domaine professionnel particulier. Selon cette source, il est forgé des mots professionnel et logiciel (!)

Les définitions détaillées font donc une différence entre programme et logiciel, cependant dans la langue courante programme est régulièrement utilisé pour parler d’un logiciel. Et vous, vous faites la différence?

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Me voilà prise d’un petit doute, une vérification auprès de l’ami Robert s’impose et voilà ce qu’il en dit.

défaillant: qui s’affaiblit, décline, vient  à manquer (mémoire, raison défaillante).

défectueux: qui n’a pas les qualités requises; qui présente des imperfections, des défauts (un outil, un raisonnement défectueux).

déficient: qui présente une déficience (un organisme déficient, une intelligence déficiente); qui présente des insuffisances, des lacunes (une argumentation déficiente).
Voilà, la défaillance technique à laquelle je voulais faire référence n’en est donc pas une;  l’incident a été causé par une pièce défectueuse. Au temps pour moi.

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Comme une petite envie d’écrire quelques lignes à propos du mot alternative, parce que ce nom est régulièrement employé de manière incorrecte et parce que l’adjectif anglais alternative pose quelques problèmes de traduction.

Selon les définitions courantes, une alternative est une situation dans laquelle il n’est que deux partis possibles, une situation dans laquelle deux possibilités s’offrent à nous, un dilemme. Le mot ne désigne pas le parti que l’on prend. Il est donc correct de dire il n’y a pas d’alternative si l’on veut dire qu’il y a qu’un parti possible, mais pas si l’on entend qu’il n’y a pas d’autre solution. Pour éviter cet emploi, on peut parler de choix, de possibilité, de parti, d’option et dans certains cas, de solution de remplacement ou de solution de rechange.

La question est plus délicate à propos de l’adjectif alternatif qui est souvent employé dans des expressions calquées de l’anglais. Pour être précis , on devrait parler par exemple de médecine douce ou de médecine parallèle et d’énergies de substitution. Oui, mais qu’en est-il du mouvement alternatif et des villages alternatifs qui ont fait la une ce week-end au sujet de la manifestation anti-OTAN à Strasbourg ? Je ne connais pas d’autres appellations et une recherche rapide ne m’en fournit pas. Ces emplois, aussi bien que ceux liés aux énergies ou à la médecine, sont très à la mode, utilisé à tout va par les médias. Un puriste les condamnerait, mais jusqu’à quand doit-on condamner un usage largement répandu, adopté par la population et par les médias. Je pense qu’il est important d’essayer de les éviter lorsque c’est possible, cependant, si de nouvelles expressions les utilisant de manière pas toujours correctes apparaissent, a-t-on vraiment le choix?

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Je ne peux résister à l’envie de faire un billet sur le vocabulaire suisse. Il y a beaucoup de mots qui sont propres à la Suisse romande et en y réfléchissant, je les classerais selon plusieurs catégories.

Ceux qui n’existent pas dans d’autres pays francophones car ils correspondent à l’organisation politique du pays, rien de spécial puisque chaque État à ses caractéristiques politiques et administratives désignées par des termes différents des autres pays, ou à la culture traditionnelle:

la votation

l’initiative

le conseiller fédéral

– le jodel

Ceux qui, désignent des spécialités régionales, notamment culinaires et appartiennent plus à un patois régional, le plus souvent cantonal, plus qu’au suisse-romand:

le papet: plat typique du canton de Vaud

les cafignons: pantoufles dans le canton de Neuchâtel

Ceux qui sont dérivés de l’allemand ou du suisse-allemand:

putzer: nettoyer

un kratz: un chat

le stempf: le timbre, le tampon

Ceux qui s’ajoutent au mots français, les deux étant utilisés, le choix du terme se faisant en fonction du contexte et de l’interlocuteur:

le foehn: le sèche-cheveux

les services: les couverts

le galetas: le grenier

le blètse: la rustine

Ceux qui existent en français de France, mais peuvent avoir une signification différente en Suisse. Ils sont amusants parce qu’ils donnent parfois lieu à des quiproquos:

le cornet: sac en plastique ou en papier. Lorsque j’ai expliqué cela il y a quelques mois à un jeune Français, il m’as très justement demandé si les enfants suisses partaient à l’école avec des cornets à dos! Très joli, mais non, comme leurs voisins, ils utilisent des sacs à dos et des cartables.

le linge: la serviette de bain

l’auditoire: l’amphithéâtre, la salle de cours

la branche: la discipline scolaire

Et pour terminer, ceux qui n’ont pas d’équivalent en France et qui selon moi mériteraient d’entrer dans Le Robert puisqu’ils permettent d’éviter certaines périphrases:

le livret: table de multiplication

la catelle: carreau de carrelage

le bancomat: distributeur de billets de banque

la pive: fruit des conifères

la couenne: la croûte du fromage

tiper: enregistrer sur une caisse enregistreuse

la volée: élèves de la même classe, du même âge scolaire

l’écolage: les frais de scolarité

grader: monter en grade

amender: infliger une amende et amendable: être passible d’amende

le biscome: pain d’épices

et le célébre panosser pour passer la serpillère.

Voilà, pour un petit aperçu!

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