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Archive for the ‘Question de métier’ Category

Dans le cadre de mon mémoire de fin d’études de traduction spécialisée, je m’intéresse à différentes facettes du travail quotidien des traducteurs indépendants.

Afin d’étudier les habitudes des traducteurs dans la pratique de leur métier, j’ai réalisé un questionnaire qui leur est destiné. Si vous travaillez comme tel et que vous avez un petit quart d’heure à offrir pour y répondre, je vous en serais très reconnaissante.

Les réponses sont anonymes, cependant, si vous le souhaitez vous pouvez laisser une adresse e-mail à laquelle vous recevrez un résumé des résultats.

D’avance un grand merci aux personnes qui participeront et n’hésitez pas à faire passer le message.

Remplir le questionnaire

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J’ai laissé le temps filer, c’est donc avec un peu de retard que je souhaite revenir sur le billet que j’ai traduit pour le blog de Naked Translation dans lequel Jill Sommer, traductrice de l’allemand à l’anglais, donne quelques conseils très intéressants au sujet du marketing par e-mail.  Elle explique en détail comment elle s’y est prise pour démarcher agences de traduction et clients.

Elle dit notamment qu’envoyer un e-mail contenant ses motivations accompagné de son CV n’est pas suffisant, qu’il est important de faire un suivi de sa demande et recommande à ce sujet la méthode 1/3/10/30/90 de John P. Shaklee. Je dois avouer être restée quelque peu sceptique. Je convient qu’il est nécessaire de recontacter un client potentiel ou une agence si l’on n’a pas reçu de réponse ou qu’il est judicieux de leur rappeler son existence après quelques temps. Toutefois, je n’oserais les recontacter 4 ou 5 fois, de peur qu’ils se sentent presque agressés et qu’ils gardent une mauvaise image de moi. J’imagine déjà les discussions entre les secrétaires: – Tu sais pas quoi? J’ai encore reçu un message de X.  – X? – Mais oui, tu sais, la traductrice qui a décidé de ne pas nous lâcher. J’veux dire c’est bon, on a son CV et son numéro, on a compris qu’elle existe!

Je me demande si c’est mon jeune âge, mon manque d’expérience de la dureté du monde du travail et ma naïveté qui expliquent ma réaction ou si c’est une différence culturelle, si aux États-Unis il est habituel, donc pas mal vu, de se vendre de cette manière et que la situation est différente en Europe. Je serais contente d’avoir votre avis à ce sujet.

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Chercher la définition de traducteur dans un dictionnaire ne m’était pas venu à l’esprit. C’est en prenant la photo utilisée comme bannière sur cette page que j’ai remarqué celle donnée par le Collins Cobuild for Advanced Learners : « a person whose job is translating writing or speech from one language to another ». Speech ? Tiens, tiens, regardons ce qu’en dit la Real Academia : « que traduce una obra o escrito » et mentionne que le mot peut être utilisé comme substantif, mais également comme adjectif. J’avoue ne pas imaginer de contexte dans lequel il peut être utilisé de cette manière, si un hispanophone peut m’éclairer, j’en serais ravie. Le Robert quant à lui parle d’ « auteur d’une traduction », définissant la traduction comme « action ou manière de traduire » pour ce qui est du processus et « texte ou ouvrage donnant dans une autre langue l’équivalent du texte original qu’on a traduit » pour ce qui est du produit. Il semble donc que seul mon dictionnaire anglais considère les interprètes comme des traducteurs.

Effectivement, les interprètes traduisent, mais par oral, alors que les traducteurs se chargent de l’écrit. C’est déjà assez peu clair pour Monsieur et Madame Tout-le-Monde, alors pourquoi faut-il que certains dictionnaires en rajoutent à la confusion ? D’ailleurs, il est intéressant de voir la différence de statut de ces deux professions. Lorsque je dis ce que je fais dans la vie, les gens commencent par être très impressionnés, ils m’imaginent polyglotte, travaillant en cabine ou alors traduisant des discours sur la scène internationale. Au moment où je leur explique qu’en fait la matière avec laquelle je travaille ce sont des textes, je les vois tout de suite nettement moins fascinés, je deviens une simple secrétaire maîtrisant un tant soit peu les langues qui travaille au fond d’un bureau. Ils se disent rarement que sans traducteurs ils n’auraient pas accès à la littérature étrangère, qu’ils ne comprendraient pas les modes d’emploi accompagnant leurs nouvelles acquisitions et qu’ils n’auraient pas la possibilité d’installer sur leur ordinateur des programmes dans leur langue.

A ce propos, voici une situation où j’ai beaucoup ri. C’était il y a deux ans, lors d’une conférence d’une semaine qui regroupait des étudiants du monde entier pour une simulation des Nations Unies. La conférence était bilingue et je faisais partie d’un groupe chargé de traduire en français et en anglais les résolutions adoptées par ces étudiants. Une jeune fille est venue expressément nous voir dans notre bureau pour nous annoncer qu’au cas où nous n’étions pas au courant, il existait des programmes qui pouvaient très bien se charger de faire notre travail. Je doute pourtant que les délégués de son comité auraient adopté la traduction de sa résolution si nous avions laissé un programme s’en charger… mais allez lui faire comprendre. Traductrice, un métier méconnu ?

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