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Pour traduire energy-efficient, autrement que par économique, qui ne peut être utilisé dans tous les contextes, deux solutions: passer par une explicitation ou utiliser un néologisme.

Première solution:

à faible consommation

– à haut rendement energétique

– à haute efficacité energétique

– économe en énergie

Deuxième solution:

– éconergétique

– éconergique

Observation de Termium: Puisque l’adjectif le plus juste pour qualifier ce qui a trait à l’énergie est «énergétique», le néologisme «éconergétique» est plus approprié que le terme «éconergique» […]. Cependant il demeure également possible de récupérer l’adjectif «énergique» pour exprimer la
même notion, car étant déjà dans le domaine des emplois figurés en proposant «énergivore», il n’est pas exclu d’étendre de la même manière la notion d’«énergique».

Comme c’est souvent le cas, ces néologismes sont surtout employés au Canada et moins dans les pays francophones. Un petit tour sur le site d’Ikea par exemple, montre bien la différence, si on indique être au Canada, il nous propose une ampoule éconergétique alors qu’en France, en Belgique ou en Suisse, il nous propose une ampoule économie d’énergie. Tiens, j’aurais plutôt parlé d’ampoule économique.

(Les personnes ayant cliqué sur les liens auront peut-être remarqué que les ampoules paraissent identiques, pourtant l’une porte la mention E27 et l’autre la mention E26, en effet, la référence du culot change selon le voltage, qui est différent au Canada et en Europe).

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Les informations personnelles disponibles sur Internet peuvent être source de problèmes, aujourd’hui chacun en est conscient. On peut trouver de très bons articles sur le sujet, je vous recommande spécialement les 10 règles simples pour contrôler son image sur Internet sur Presse-Citron.

Aujourd’hui Google lance les Google Profiles, un outil qui permet de se créer un profil Google. Un profil supplémentaire? Alors que j’en ai déjà sur une multitude de sites qui traduisent en pages la réalité du web social? Oui, seulement l’avantage de celui ci est qu’il devrait (je n’ai pas encore testé) apparaître en premier lorsque de futurs employeurs ou curieux en tout genre vous traqueront sur Internet. Une manière donc de contrôler un tant soit peu ce que le Web raconte de vous.

Pour ceux qui sont intéressés, voilà un billet très complet qui vous guidera pas à pas, si besoin est, vers la création de votre profil sacré, découvert sur Transnets.

Vous êtes vous déjà demandé quelle était la plus grande bibliothèque du monde? Je viens de découvrir qu’il s’agit de la Bibliothèque du Congrès à Washington. Ni une, ni deux, j’ai voulu en savoir plus et j’en suis restée très impressionnée.

Photo d'Ivan Makarov, Creative Commons de Flickr

Photo d'Ivan Makarov, Creative Commons de Flickr

Elle a été fondée en 1800 par le président John Adams et se situe dans le Capitole. En 1814, les troupes britanniques brûlent le bâtiment, c’est ainsi que partent en fumée les 3000 ouvrages qui s’y trouvaient. Thomas Jefferson vend alors à la Bibliothèque sa collection personnelle composée de plus de 6000 ouvrages. Voilà comment est née cette institution. Pour plus d’informations sur l’histoire de la Bibliothèque du Congrès : Jefferson’s Legacy – A Brief History of the Library of Congress

Aujourd’hui, la Bibliothèque s’étend sur trois bâtiments et compte plus de 140 millions de documents (environ 32 millions de livres, 62 millions de manuscrits, 5 millions de cartes, 12 millions de photographies, 1 millions de films). Elle rassemble beaucoup d’ouvrages rares, notamment une Bible de Gutenberg et plus de 5000 incunables. Il est intéressant de noter que la moitié des ouvrages ne sont pas en anglais; la Bibliothèque compte des documents en plus de 470 langues. Elle occupe 350 000 m2 et 850 km de rayonnages, dans lesquelles s’affairent une équipe d’environ 3700 employés.

L’institution est dirigée par le Bibliothécaire du Congrès, nommé par le Président en personne. Elle est ouverte au public qui peut consulter une partie des ouvrages sur place, il suffit de s’enregistrer en présentant une pièce d’identité. Cependant, seuls les membres du Congrès, du gouvernement et de la Cour suprême et certaines personnes de leurs équipes peuvent emprunter les ouvrages de la Bibliothèque.

En collaboration avec l’UNESCO, la Bibliothèque du Congrès a lancé en 2007 le projet de bibliothèque numérique mondiale en vue de permettre un partage du patrimoine mondial à travers la numérisation d’ouvrages importants et leur accessibilité en ligne.

En effet, la Bibliothèque du Congrès est pionnière dans le domaine de la numérisation. Grâce à cette volonté, de nombreux documents sont disponibles sur Internet. Il est par exemple possible de consulter une partie des photographies et documents imprimés. Mais l’institution va encore plus loin, puisque elle a mis à disposition un certains nombre d’images pour lesquelles aucune restriction de copyright est connue dans une galerie Flickr. Cette initiative s’inscrit dans un projet plus large de partage de photos sur Flickr auquelle participent d’autres institutions. La Bibliothèque du Congrès possède aussi un compte YouTube sur lequel une centaine de vidéos sont accessibles.

Pour terminer, si vous le souhaitez et en avez les moyens, il est même possible de louer certaines salles pour organiser des réceptions. Il y en a pour toutes les bourses, 35 000$ pour le Grand Hall et 1500$ pour une salle à manger plus modeste, ces sommes n’incluant pas les frais annexes évidemment.

Voilà, maintenant comme une envie soudaine d’aller faire un petit tour par Washington !

C’est en cherchant ce que désignait software packages que j’ai découvert le mot progiciel.

Le Grand Robert le définit comme un ensemble de programmes informatiques conçus pour un type d’utilisation (syn. programme-produit) qui serait né de la contraction des mots programme et logiciel.

Le Grand dictionnaire terminologique en donne les définitions suivantes :

– Ensemble complet et intégré de programmes ou modules, paramétrables, à usage professionnel, accompagné de services et de documentation, conçu pour plusieurs utilisateurs simultanés, en vue d’une application commune.

– Ensemble de programmes informatiques standard servant à traiter une catégorie particulière de données ou à résoudre certains problèmes.

Pour la première définition, les précisions contenues dans les notes indiquent la différence entre un progiciel qui est un seul logiciel offrant plusieurs programmes différents intégrés et une suite logicielle constituée de plusieurs logiciels différents reliés par un logiciel de gestion. Par contre, le mot est désigné comme un mot-valise formés des mots produit et logiciel.

Sur Internet, on peut aussi trouver la définition de Dico du web: logiciel conçu pour un domaine professionnel particulier. Selon cette source, il est forgé des mots professionnel et logiciel (!)

Les définitions détaillées font donc une différence entre programme et logiciel, cependant dans la langue courante programme est régulièrement utilisé pour parler d’un logiciel. Et vous, vous faites la différence?

Me voilà prise d’un petit doute, une vérification auprès de l’ami Robert s’impose et voilà ce qu’il en dit.

défaillant: qui s’affaiblit, décline, vient  à manquer (mémoire, raison défaillante).

défectueux: qui n’a pas les qualités requises; qui présente des imperfections, des défauts (un outil, un raisonnement défectueux).

déficient: qui présente une déficience (un organisme déficient, une intelligence déficiente); qui présente des insuffisances, des lacunes (une argumentation déficiente).
Voilà, la défaillance technique à laquelle je voulais faire référence n’en est donc pas une;  l’incident a été causé par une pièce défectueuse. Au temps pour moi.

Très peu ponctuelle, précise et réglée ces derniers temps, j’en arriverais presque à défier tous les clichés suisses en vous livrant mes morceaux choisis un mardi soir pour les deux dernières semaines!

  • Earth Hour 2009, c’était il y a deux semaines déjà. J’ai beaucoup aimé, comme toujours, la sélection de The Big Picture. On peut cliquer sur les photos pour voir la différence avant/pendant, je me suis bien amusée, surtout en éteignant Las Vegas.
  • Ensuite je ne peux pas m’empêcher de partager avec vous la nouvelle campagne touristique suisse lancée le 1er avril, ça fait du bien de voir que certains arrivent encore à ne pas trop se prendre au sérieux et à tourner les clichés nationaux au ridicule: version française et version anglaise.
  • 1er avril encore, voilà ce que la BBC diffusait en 1957!
  • Quand une Miss Univers prend du bon temps à Guantanamo et le dit haut et fort, le blog du New York Times ne la loupe pas. Il ne loupe pas non plus la suppression du post de la belle par l’Organisation qui surveille ses faits et gestes.
  • En France, un certain nombre de facs sont toujours en grève. A Paris, un collectif d’enseignants et d’étudiants donne des cours dans le métro, comme nous le raconte Rue89.

Comme une petite envie d’écrire quelques lignes à propos du mot alternative, parce que ce nom est régulièrement employé de manière incorrecte et parce que l’adjectif anglais alternative pose quelques problèmes de traduction.

Selon les définitions courantes, une alternative est une situation dans laquelle il n’est que deux partis possibles, une situation dans laquelle deux possibilités s’offrent à nous, un dilemme. Le mot ne désigne pas le parti que l’on prend. Il est donc correct de dire il n’y a pas d’alternative si l’on veut dire qu’il y a qu’un parti possible, mais pas si l’on entend qu’il n’y a pas d’autre solution. Pour éviter cet emploi, on peut parler de choix, de possibilité, de parti, d’option et dans certains cas, de solution de remplacement ou de solution de rechange.

La question est plus délicate à propos de l’adjectif alternatif qui est souvent employé dans des expressions calquées de l’anglais. Pour être précis , on devrait parler par exemple de médecine douce ou de médecine parallèle et d’énergies de substitution. Oui, mais qu’en est-il du mouvement alternatif et des villages alternatifs qui ont fait la une ce week-end au sujet de la manifestation anti-OTAN à Strasbourg ? Je ne connais pas d’autres appellations et une recherche rapide ne m’en fournit pas. Ces emplois, aussi bien que ceux liés aux énergies ou à la médecine, sont très à la mode, utilisé à tout va par les médias. Un puriste les condamnerait, mais jusqu’à quand doit-on condamner un usage largement répandu, adopté par la population et par les médias. Je pense qu’il est important d’essayer de les éviter lorsque c’est possible, cependant, si de nouvelles expressions les utilisant de manière pas toujours correctes apparaissent, a-t-on vraiment le choix?